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Extraits :

Selon les règles édictées par l'Union européenne (UE), la Suisse ne peut pas s'opposer à l'exploitation d'adresses comme suisse.eu ou encore cervin.eu.

Cela dit, ce règlement ne protège pas les institutions étatiques et les organismes publics des pays non-membres de l'Union européenne (UE). A moins que ceux-ci jouissent d'une adresse postale dans l'UE ou qu'ils soient enregistrés dans un pays de l'UE.

«Ceci n'est rarement, voir jamais le cas», précise Beat Fehr, président de CADiware AG, une des deux entreprises helvétiques accréditées par l'UE pour enregistrer les demandes de noms de domaine .eu.

«Le risque est ainsi grand que la Suisse perde des adresses Internet comme suisse.eu, cervin.eu ou swissinfo.eu.»

Seules les organisations, entreprises et personnes ayant un siège dans l'UE doivent peuvent bénéficier du «dotEU». Dans son règlement du 22 avril 2002, la commission européenne a toutefois précisé que les adresses .eu pourraient être élargies aux pays de l'EEE au besoin.

Le refus de la Suisse d'intégrer l'EEE en 1992 ne lui laisse toutefois pas le moindre espoir de profiter de cette éventuelle détente des dispositions.

Les citoyens suisses, en quête d'une adresse .eu, n'ont donc d'autres solutions que de fonder une entreprise sur territoire de l'UE. «Cela ne coûte que 25 euros en Allemagne, confie Beat Fehr. Les entreprises peuvent même établir une fabrique en Grande-Bretagne via Internet pour la somme de 34 livres.»

Une option que les offices fédéraux et les autorités ne disposent en revanche pas. Les enregistrements étant légalement irrévocables, la Suisse pourrait ne pas pouvoir exploiter certaines adresses internet à l'avenir.


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